Trois Résidentes du Sud portées disparues et présumées mortes

Après un mois d'absence, les orques Résidentes du Sud de la Colombie Britannique sont de retour. Cependant, trois d'entres elles manquent à l'appel et sont présumées mortes.

Les orques Résidentes du Sud sont enfin de retour chez elles, en Colombie Britannique (Canada), mais avec plus d’un mois de retard comparé aux années précédentes. On ne sait pas où elles étaient mais on suppose qu’elles sont allées dans une mer où le poisson est plus abondant. Des rumeurs disent qu’elles ont été vues sur les côtes de Californie.Trois d’entre elles manquent a l’appel : Princess Angeline J-17, Scoter K-25 et Nyssa  L-84. Et lorsque l’on connait l’attachement des orques pour leur famille, c’est très préocupant.

(J-17) Ken Balcomb/Center for Whale Research

Princess Angeline J-17 est une femelle de 42 ans, elle a eu quatre petits : Polaris J-28 (né en 1991, décédé en 2016), Tahlequah J-35 (1998), Moby J-44 (2009), Kiki J-53 (2015). L’année dernière Princess Angeline montrait des signes de malnutrition comme “Peanut Head”, c’est lorsque les orques perdent la graisse autour de l’évent. Mais quelques semaines plus tard son état s’était pourtant beaucoup amélioré.

Scoter K-25

Scoter K-25 est un male de 27 ans. Il a deux soeurs: Spock K-20 (1986) et Deadhead K-27 (1994) et un frère plus jeune, Cali K-34 (2001). Depuis le décès de sa maman, Skagit K-13, en 2017, sont état physique s’est très vite détérioré. Les males passent leur vie entière au côté de leur mère et très souvent elle chasse pour eux, ce sont des “mummy’s boys”! Des photos aériennes prisent  en 2017 puis en  2018 montrent nettement que la silhouette de Scoter s’est beaucoup affinée.

Nyssa L-84 est un male de 29 ans dans la force de l’âge et sa disparition réduit L-pod à 34 membres.

Les orques Résidentes du Sud sont considérées en danger car depuis plusieurs années il n’y a eu que trop peu de naissances et cela pour plusieurs raisons. Les Résidentes du Sud font partie des animaux les plus “contaminés” de la planète à cause de la pollution des bateaux ainsi que du bruit qui perturbe leur système d’écholocation mais aussi le manque de poisson – Elles se nourrissent uniquement de poisson et plus particulièrement de saumon “Chinook” aussi appelé “King”. Seize espèces de saumon ont été reconnues en danger ou en voie de disparition, à cause de la surpêche mais aussi de large barrages comme celui de la “Snake River” qui ont détruit son habitat et de ce fait considérablement réduit leur nombre.

Les scientifiques expliquent que les Résidentes du Sud ont atteint un nombre critique – Ils sont 76 (+ 1 Ne jamais oublier Tokitae (Lolita) esclave a Miami SeaQuarium) car trop peu de naissance ces dernières années. Les épaulards reproduisent tous les trois à dix ans et ont généralement entre trois et cinq petits durant leur vie, et comme nous, les femelles sont ménopausées.

Center for Whale Research

En Janvier 2019, Matia L-17 donna naissance à Lucky L-124 (provisoirement nommé par Ken Balcomb, le fondateur du Center of Whale Research) c’est le troisième petit de Matia. Le premier n’a pas survécu et le deuxième Joy L-119 est toujours avec elle. Et en Mai 2019 c’est Tsuchi J-31, vingt-quatre ans, qui a donné naissance à une femelle J-56.

Deux naissances cette année, c’est une lueur d’espoir pour la fragile survie des Résidentes du Sud mais sachant qu’il est estimé que cinquante pour cent des nouveaux-nés ne survivent pas leur première année, on ne peut qu’espérer.

La nouvelle tombe

C’est alors qu’en début de semaine, ont appris la nouvelle : ces trois mêmes orques résidentes du sud ont été déclarés mortes par le Center for Whale Research.

Ces trois décès ramènent donc à 73 la population de cette petite communauté, en voie de disparition.

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