Le gouvernement russe annonce un transfert des cétacés

Les orques et bélugas retenus captifs dans la "prison des baleines" sur le site de Srednayaya (région du Primorié, Extrême-Orient russe) vont être transférés.

La décision a été prise le 5 mars par le vice-premier ministre Alexeï Gordieïev et les représentants d’une série d’institutions dont le ministère de l’Écologie et des Ressources naturelles.

Les orques devraient être alors transférées dans le « centre d’entretien de grands animaux marins » qui sera aménagé dans l’une des baies de l’île de Rousski, près de Vladivostok, selon les informations rapportées par le pays.

Pour la coalition Free Russian Whales, cette décision n’est pas une solution. En effet, le transfert des mammifères marins ne pourrait se faire qu’après le début de la saison chaude et le centre n’existe pas encore. Les cétacés devraient donc rester encore plusieurs mois dans la « prison des baleines », dans des conditions insalubres. De plus, la qualité de l’eau de l’île de Rousski est encore plus mauvaise que celle de la baie de Srednayaya, ce qui pourrait aggraver les maladies dont souffrent déjà les animaux.

La coalition note également que le transfert des cétacés puis le retour sur le lieu de leur libération causera un stress supplémentaire inutile, sans compter que le transport d’un si grand nombre d’animaux est une opération extrêmement délicate.

Pour ces raisons, le transfert des cétacés vers l’île de Rousski n’est pas acceptable et l’endroit où sont gardés les cétacés ne fait aucune différence pour les animaux.

Selon la Free Russian Whales, la seule option acceptable pour libérer les animaux est de commencer leur réhabilitation à l’endroit où ils sont détenus actuellement. Et même si la période la plus favorable à cette libération serait la fin du mois de juin, les experts considèrent qu’il est possible de les libérer plus tôt dans le détroit de Tatar, soit mi-avril. Pour le moment, un groupe d’expert doit être construit et de nombreuses mesures doivent être prises, dont notamment la réduction du contact humain-animaux.

Le 1er mars dernier, plusieurs rapports annonçaient que le gouvernement russe avait ordonné la libération des orques et belugas, cependant, aucune action concrète n’a eu lieu. 1 orque et 3 bélugas ont disparu depuis, et la Free Russian Whales a demandé, le 3 mars, un contrôle public et permanent afin de faciliter la préparation de la réhabilitation des mammifères marins.

Le 2 mars, des gardiens de la « prison des baleines » avaient détruit un drone de la REN-TV et attaqué des journalistes tentant de filmer avec leur téléphone portable. Une vidéo montrant ce qu’il s’est passé a été publié sur le site russe : vidéo.

Tout cela s’est passé en dehors du territoire de la « prison des baleines ». Les ravisseurs ont désactivé le drone à distance, puis l’ont jeté à la mer lorsqu’il est tombé au sol. Quand les journalistes ont tenté de le reprendre, les ravisseurs les ont attaqués et ne les ont pas laissés aller à l’eau pendant un long moment. Ces actions sont soumises au Code criminel russe de l’Article 125.

On peut noter que toute l’essence conservée dans le camp « Ocean Friends » (celui des journalistes) a été déversée sur le sol – un geste extrêmement menaçant car il est impossible de se procurer de l’essence dans une région aussi éloignée (315 km de l’endroit le plus proche). Du matériel satellite a également été volé. Les personnes ont donc été laissées en danger et sans possibilité de recevoir l’assistance nécessaire.

Dans le même temps, le 26 février dernier, le célèbre acteur et activiste Leonardo Di Caprio a dénoncé « l’inhumaine capture des orques et des belugas » en Russie.

Il a également appelé, via ses pages Facebook et Twitter, a signé la pétition pour la libération des cétacés. En à peine 4h, plus que 14 000 personnes avaient déjà « liké » sa publication.

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